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Les Belles Promesses Du Tourisme

S‘il est un secteur qui ne prend pas de vacances, c’est bien celui du tourisme. En constante évolution, s’adaptant aux habitudes des consommateurs, ce dernier connaît une bonne croissance et s’attend à de belles perspectives, dans les prochaines années. Différents points jouent en sa faveur. Lesquels ? En quoi constituent-ils de réjouissantes promesses pour l’avenir, et dans quelle mesure ?

 

Quand la demande rencontre l’offre

 

 

Ce concept de base de l’économie est au cœur du sujet, et le tourisme (et le monde des vacances, des loisirs, voire des hébergements, au sens plus large) prennent bien part à un véritable cercle vertueux.

 

 

Une demande ample

 

Effectivement, la demande est là ; divers facteurs l’expliquent (envie de découvrir le monde, besoin naturel de changer d’air, déplacements « forcés » …), mais retenons simplement que très minoritaires sont les actifs qui diraient « non » à une escapade pendant leur période de travail. Sans parler des congés, qui n’impliquent pas forcément de grands déplacements, mais qui constituent tout de même une période convoitée et plus propice à la consommation des ménages, notamment dans les loisirs -à domicile, ou non.

 

 

« Plus de la moitié des français (55%) éprouve un besoin ‘’vital’’ de partir. »

 

Résultats des baromètres et études du cabinet Raffour Interactif portant sur les tendances touristiques, livrés à l’occasion d’une conférence plénière à l’IFTM Top Résa 2018 | source : lien.

 

 

Il en est de même pour les séniors (majoritairement retraités), aussi très demandeurs en la matière. D’après Bercy, ces derniers ont généré plus de 22 milliards d’euros de dépenses touristiques en 2014, et ¾ des personnes de 62 à 71 ans sont partis en voyage au moins une fois sur cette même année. Enfin, 62% aimeraient voyager en France et 30% ont un budget supérieur à la moyenne française (chiffres de seniors-vacances.com et SilverEco, leaders dans l’actualité touchant à l’avancée en âge de notre société).

 

Le vieillissement démographique est par ailleurs pris très au sérieux par les professionnels, pour qui de nombreux sujets se côtoient ; développement de nouveaux loisirs intergénérationnels, adaptation des infrastructures ou des canaux de distribution, besoins et philosophie des vacances différents chez les séniors, perceptions autres quant aux activités proposées … .

 

Du côté des plus jeunes, selon l’Organisation Mondiale du Tourisme et les chiffres rapportés par Atout France, les estimations s’élèvent à 300 millions de voyages pour 2020.

 

Encore une véritable manne, puisque cette clientèle est plurielle en termes d’âges, de statuts, de pouvoir d’achat, ou encore dans ses façons de consommer (du low cost jusqu’au haut de gamme). Aux motivations diverses, elle part à la découverte de grandes villes ou d’espaces préservés, et s’avère être très encline aux activités et loisirs actifs.

 

S’agissant donc une nouvelle fois d’une opportunité pour les spécialistes, les adaptations doivent nonobstant être nombreuses pour matcher avec ces publics, peut-être plus captables, mais plus volatiles et difficiles à fidéliser, et qui planifient leurs séjours au travers de centaines de pages web.

 

Enfin, s’ajoutent aux ménages actifs, aux séniors et aux « jeunes », de multiples autres publics et clients potentiels extrêmement segmentés : voyageurs d’affaires (dans une moindre mesure, mais qui persistent), rassemblements familiaux (« cousinades » …), voyages organisés en groupes, scolaires …

 

 

Une offre dynamique

 

Même si les vacances sont un luxe pour de nombreux particuliers, l’offre en matière de loisirs est telle, que chacun peut trouver chaussure à son pied. La diversité des moyens de transport, les séjours à bas coût, aides aux vacances, destinations « proches » de chez soi, ou à l’autre bout du Monde, sorties à la journée … permettent au marché de ne pas être hyper-tendu, mais en revanche hyper concurrentiel, forçant donc les commerçants et opérateurs à tirer des prix -autrefois d’équilibre- vers des niveaux plus bas. Maintenir la qualité et baisser les coûts deviennent des enjeux alors vitaux pour ces derniers, en faveur d’une demande qui, du coup, loin de ces préoccupations économiques et très à l’écoute (ou matraquée) commercialement, croît de façon exponentielle.

 

 

… qui interagissent différemment

 

La révolution numérique y est pour beaucoup dans les nouveaux usages entre « demande » et « offre ». Facilitant l’accès immédiat à toutes les informations de la concurrence, porte ouverte sur des destinations inconnues, conseils et avis en ligne, modes de réservations avantageux ou de dernière minute, offres à foison … Internet a permis l’émergence de nouvelles pratiques, de nouveaux acteurs prêts à tout pour tirer les marrons du feu … et de nouveaux clients (couplés à ceux que l’on ne pouvait pas toucher avant).

 

 

« 49% des français cherchent des astuces en ligne pour payer moins cher, et 1/3 de ces derniers y ont déjà choisi une destination ou activité à laquelle ils n’avaient pas pensé. »

 

D’après l’étude Oui.SNCF / Institut CSA « Les français et les sites de e-tourisme », menée en 2017 sur un échantillon national de 1004 français majeurs | source : lien.

 

 

En apparence difficile à gérer pour certains professionnels de l’activité non préparés pour ce boom digital (qui laisse des cadavres derrière lui), on retiendra principalement que le e-tourisme est tout de même le premier secteur pour le commerce en ligne en France.

 

Avec une croissance de presque 7% par rapport à l’année précédente (18.7 milliards d’euros), les sommes générées en 2017 devraient atteindre le cap des 22 milliards d’euros en 2020 (PhoCusWright, French Online Travel Overview Thirteenth Edition). Enfin, un baromètre Opodo relève que 77% des français préparaient leurs voyages en ligne en 2016 (+6% en un an).

 

Il y a fort à parier que ces nouveaux canaux d’acquisition absorbent la variable « baisse des réservations physiques ou téléphoniques » ainsi que la disparition de certains acteurs, et permettent d’attendre une expansion tout de même importante pour le tourisme.

 

 

 

Des piliers solides … et surtout nombreux

 

 

Ce qui fait la robustesse du secteur, c’est aussi la diversité de ses piliers ; il faudrait que plus d’un d’eux cède, pour que son économie s’en voie dramatiquement impactée.

 

Tout d’abord, de nombreux grands domaines s’entrecroisent avec le tourisme. Écosystème interdépendant ou briques bien séparées ? Les deux.

 

La rétention de clientèle devient par exemple plus difficile dans une zone sans restaurants ou bars à proximité des pistes de sports d’hiver ou des plages. De la même façon, il sera plus difficile pour un festival de musique, d’attirer des foules si l’offre hôtelière dans la région est trop faible. Pareil pour un parc d’attractions, qui serait inaccessible, sans une gare ou un aéroport et la pléthore de services qui y sont rattachés, à proximité.

 

Ces engrenages fonctionnent ensemble, et s’inter-alimentent -schématiquement- (dans la mesure où ils ne sont pas trop concurrentiels) à mesure que la fameuse demande que nous abordions plus haut, pour l’un ou l’autre, augmente.

 

Les exemples des Jeux Olympiques ou des Coupes du Monde sont très parlants. Mettant en osmose de nombreux secteurs (transports, bâtiment, logements, recrutement, publicité et médias, événementiel, sécurité …), ces événements sont de véritables créateurs de richesses, notamment touristiques.

 

Bien que certains discutent des réelles retombées de telles manifestations, compte-tenu des efforts et investissements colossaux qui leur incombent, quelques indicateurs reflètent néanmoins des couleurs plutôt gaies.

 

Des études du comité d’organisation des JO de Paris 2024 tableraient déjà -par exemple- sur plus de 5 à 11 milliards d’euros de richesse générée, dont 30 % alloués au tourisme.

Qu’il s’agisse des loisirs et activités naturels et de plein air, de découvertes artistiques, d’événements culturels ou sportifs … la planète regorge de justifications abondant dans le sens du tourisme.

 

 

Quelles ombres au tableau ?

 

Nuançons tout de même le propos. Rien n’est jamais tout rose, au point d’être parfois … morose. Mouvements sociaux ou nouveaux enjeux sociétaux, fragilités et tensions dans certaines zones géographiques, stagnation ou baisse des revenus disponibles, nouvelles façons de consommer plus « sédentaires » … varient d’un pays à l’autre.

 

Non exhaustifs, les points ci-dessus cités peuvent alors jouer sur la « santé » du tourisme et des secteurs connexes.

 

Le soulèvement des Gilets Jaunes, qui s’est étalé sur une année, en France a eu des conséquences indiscutables, avec un repli de 2.6% de la clientèle interne à l’hexagone au premier trimestre 2019. Tristement marqué par une série d’attentats sur 18 mois (notamment en 2016), le pays a également observé un repli de 4% sur le revenu par chambre disponible, dans le secteur de l’hôtellerie (Europe 1 et cabinet InExtenso).

 

 

« Tres congresos […] salvaron el turismo de Barcelona en Octubre, cuando la ciudad agonizó durante semanas por los disturbios en la calle tras la sentencia del ‘procés’. La ocupación hotelera se redujo un 1,9% comparada con el mismo mes de 2018 […]. »

 

D’après le média Crónica Global de El Español, le tourisme barcelonnais porte encore aujourd’hui les stigmates des journées d’agitation et de violences autour de la condamnation de dirigeants indépendantistes, au point que des rassemblements professionnels auraient aidé à redorer des statistiques bien plus mauvaises qu’en 2018 | source : lien.

 

 

Enfin, le bilan des événements en cours à Hong Kong est déjà conséquent. La mobilisation politico-sociale que traverse le territoire donne du poids à la récession de l’économie ; secteur hôtelier en pleine hémorragie avec des remplissages au plus bas, pour un secteur qui représente presque 5% du PIB de la ville, points de vente ou d’informations touristiques détruits lors des affrontements, annulations de vols … témoignent de la vitesse à laquelle une crise peut s’imposer et geler une économie.

 

 

***

 

 

Divers constats laissent penser que le tourisme joue dans la cour des grands. En effet, pour certains pays émergents ou avec peu d’activités industrielles, les recettes du tourisme peuvent représenter entre 20 et 40% de leur PIB (Ministère de l’Economie et des Finances, « Le Poids Economique et Social du Tourisme »).

 

De plus, partir en vacances ou s’offrir des moments de coupure en dehors du travail est quasiment devenu un enjeu de santé publique, un besoin humain. D’après l’étude d’Amit Kumar (université de Chicago) et Thomas Gilovich (université de Cornell), « A Wonderful Life : Experiential Consumption And The Pursuit Of Happiness » (Journal of Consumer Psychology, 2014), lorsque nous attendons quelque chose ou un moment avec impatience, notre cerveau fabrique 14% de dopamine en plus qu’à l’état normal. Les vacances font partie de cette catégorie de moments.

 

Aussi, avec l’émergence de nouvelles typologies de clients, en partie avec l’essor du digital, le tourisme et ses domaines afférents (bien que s’auto-alimentant de façon relativement fructueuse) doivent s’adapter : de nouvelles formes de vacances et façons d’appréhender ces dernières surgissent, afin de satisfaire des attentes et exigences de plus en plus larges.

 

La recrudescence d’extrêmes climatiques selon les zones géographiques (vagues de froid ou épisodes caniculaires inédits …) permettent aussi d’observer des nouveaux flux de vacanciers, en recherche de destinations adaptées, en hiver ou en été.

 

Ces fluctuations climatiques sont aussi des alertes, tant pour les clients que pour les professionnels, qui redoublent d’innovations et de labellisations éco-responsables et éthiques, pour la planète : réduction des empreintes écologiques, « consommer local », réduction des déchets et du gaspillage de matières premières … .

 

Reposant sur des bases très solides et liées entre elles, le tourisme n’en demeure pas moins vulnérable, comme tout autre secteur d’activité. Les soulèvements et autres crises aux quatre coins du globe pourront toujours avoir raison de gros pans de cette économie.

 

Mais, une de ses forces demeure dans le fait qu’il s’agit d’une activité à l’échelle mondiale, facilitée par des déplacements de plus en plus abordables : avec la vitesse de propagation de l’information, il est beaucoup plus aisé aujourd’hui de repenser son futur lieu de villégiature, dans une autre ville, un autre pays ou continent.

 

Il faudrait, donc, théoriquement, bien plus que des événements très localisés pour que le tourisme et son équilibre mondial flanchent totalement.

 

Loin de ces extrapolations, le tourisme est un secteur très dynamique, qui génère des dépenses monumentales et des contributions considérables à l’économie, notamment en Europe, grâce à la monnaie unique et à la libre circulation des hommes avec l’espace Schengen. De quoi présager des beaux jours pour cette dernière, qui attend par ailleurs plus de 760 millions de touristes en 2030 (rapport conjoint entre l’Union européenne et l’Organisation Mondiale du Tourisme, « Les tendances du tourisme international dans l’UE des 28 pays membres »).

 

Enfin, en France, ce dernier fait partie des domaines d’avenir, qui recrutent, notamment avec peu d’exigences en termes de diplômes. De plus, de nombreuses formations spécialisées peuvent ouvrir des portes en agences de voyages, hôtellerie / restauration, commerce ou interprétariat ! Plutôt encourageant pour le pays qui se place dans le top 3 des pays accueillant le plus de touristes ! Co-co-ri-co.

 

 

 

 

Source de la photo d’illustration de l’article : « brown clock tower photo », par Freestocks, sur Unsplash.