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Genève, le joyau helvète

L‘agréable ville suisse ne manque pas de singularité. Bordée par le lac Léman et son jet d’eau culminant à 140 m., cette dernière offre une qualité de vie inégalée. Les Alpes avoisinantes et leur pureté vivifiante confèrent à la cité une énergie montagnarde puissante, dans une frénésie urbaine à taille humaine.

 

 

Genève est une ville pleine d’histoire, une machine à remonter le temps réglée comme une horloge suisse.

 

Il faut très peu de temps pour se rendre compte de la richesse de Genève. Entre nature et urbanisme, elle dispose, en outre, de nombreux atouts. La vieille ville, ou ville haute, chargée d’histoire, témoigne d’un héritage du XVIè. Siècle.

 

Avec la Réforme, en 1536, Genève s’est effectivement imposée comme symbole du protestantisme et d’un renouveau radical du christianisme. Le musée international de la Réforme en est d’ailleurs un lieu hautement symbolique, installé dans la Maison Mallet, construite par des réfugiés huguenots à l’ancien emplacement de l’adoption du mouvement.

 

Vue de Genève, par Elisa Locci sur Adobe Stock.

 

 

De nombreuses institutions naîtront alors, par la suite, de la main du pasteur Jean Calvin (qui prêcha de nombreuses fois dans la cathédrale Saint-Pierre, ou sur la place du Molard). La seigneurie de Genève existera pendant sept années, pendant lesquelles les droits régaliens lui seront conférés, et des privilèges particuliers seront accordés aux bourgeois et citoyens locaux.

 

Dès les années 1600, la présence de protestants italiens et français, notamment de par la révocation de l’édit de Nantes, permettra de doubler la population Genévoise, tout en apportant dynamisme économique et syncrétisme culturel à la ville.

 

Toujours d’actualité, cette prospérité se ressent, de par la présence d’industries horlogères (qui formaient un ensemble de métiers bijoutiers et connexes, connus sous l’appellation de la Fabrique), ou plus anciennement, de dorure et de soierie.

 

Bien plus tard, dans un contexte d’industrialisation, Genève est devenue le siège de nombreux ateliers (automobiles, électriques …), en témoigne -notamment- encore aujourd’hui le bâtiment de l’ancienne usine des Forces Motrices.

 

 

C’est aussi une ville complète, qui fait le bonheur des amateurs de raffinement, et de diversité.

 

La ville ne saurait se résumer au calvinisme et à l’histoire du protestantisme. Emplie d’un patrimoine des plus enthousiasmants, où tout est dans le détail et le soin, Genève sait séduire. Ses nombreux parcs et monuments s’ancrent dans des quartiers tous plus singuliers les uns que les autres, où des édifices parfois imposants jouent en la faveur de sa crédibilité exponentielle.

 

Ceux qui ont la chance de passer la frontière en train sont très rapidement dépaysés, par une arrivée à Cornavin, un district cosmopolite et bouillonnant, où les beaux hôtels font corps avec les infrastructures du tram électrique ; emblématique. Coup de cœur tout particulier, justement, pour le corpulent hôtel Cornavin, dessiné dans « l’Affaire Tournesol », par Hergé, en 1956.

 

Avec sa chambre 122 et un petit hall aménagé pour les tintinophiles, ce dernier mérite le coup d’œil et suscite un souvenir nostalgique ! Non loin, le passage des Grottes accueille la basilique Notre-Dame et l’ancienne école des Arts Industriels (Haute Ecole d’Art et de Design). Rien que ça.

 

La vieille Genève, entre chien et loup. | Source : lien.

 

Il faudra passer sur l’autre rive pour admirer la maison Tavel, aujourd’hui musée d’Art et d’Histoire et témoignage unique de l’architecture médiévale suisse, hautement symbolique, puisqu’étant la plus vielle habitation privée conservée à Genève. A deux pas : la Grand-Rue ; avec ses vieilles devantures et antiquaires, ses pavés et … son histoire. Des personnages comme Jean-Jacques Rousseau, ou encore l’écrivain argentin Jorge Luis Borges y avaient en effet établi leurs quartiers et y entretenaient leurs petites habitudes.

 

Un beau mélange d’intellect, de littérature et d’architecture se distille dans ces rues bistre, pourtant pleines de Lumières.

 

Parsemés dans le quartier, et à ne pas manquer, non plus : le siège du gouvernement de canton (l’hôtel de ville), la rue du Soleil Levant et ses belles terrasses ombragées, la place du Bourg-de-Four -véritable point de convergence-, d’un vivant, avec sa fontaine, et de laquelle on distingue la flèche en cuivre vert de la cathédrale Saint-Pierre.

 

Plus en hauteur, la promenade la Treille (la plus ancienne de la ville, avec le plus ancien banc en bois du … Monde, établie sur un ancien coteau de vignes) se déploie entre la place Neuve, la rue des Granges et ses hôtels particuliers, et le mur des Réformateurs (avec ses statues et bas-reliefs) de la promenade des Bastions.

 

Ville d’eau, Genève n’est rien sans le lac Léman, et son magistral jet d’eau de plus de 140 m., éruptant tel un geyser. Ses chiffres astronomiques (500 l./seconde, 200 km/h à la sortie, 9000 watts d’éclairages …) abondent dans le sens de la curiosité que ce dernier suscite. Initialement déclenché par accident, ce dernier a finalement été maintenu, compte-tenu de sa singularité caractéristique et de son intérêt touristique.

 

Omniprésents, le Rhône et l’Arve viennent compléter le lac, et se rejoignent à la Pointe de la Jonction. Cette ancienne zone de cultures maraîchères est aujourd’hui devenue un magnifique espace vert, invitant à la détente, avec ses chaises longues, ses rives aux peupliers d’Italie, et une guinguette complétée par de fréquentes animations durant l’été.

 

A l’opposé, en ouverture sur le Léman, l’île Rousseau, et sa statue, jouxtent le pont du Mont-Blanc -et ses drapeaux, qui rappellent aisément le pont de l’Europe vichyssois. Il offre par ailleurs une vue de premier plan sur les enseignes publicitaires des plus belles maisons suisses : Rolex, Tissot, Richard Mille … . Aussi, les amateurs d’apparat sauront se rendre sans embûche rue du Rhône, pour y dégoter les bijoux et autres objets de plus belle facture.

 

Le pont du Mont-Blanc, emblématique de la ville de Genève. | Roman Babakin, sur Adobe Stock.

 

A quelques pas, le port Wilson, et encore une fois, de magnifiques édifices en regard, qui s’imposent comme des belvédères et surplombent les bains de Pâquis, très discrètement aménagés, mais populaires, où les riverains aiment à se retrouver les pieds dans l’eau.

 

 

Genève, ville séduisante, emblématique et rétro, rayonne à l’international.

 

La belle helvète est aussi connue pour être le siège d’un bon nombre d’institutions internationales, pouvant mobiliser l’attention de tout pérégrin. Véritable pôle de compétences depuis 1919 et la création de la Société des Nations (ancêtre de l’ONU et de l’OIT), Genève est reconnue comme leader dans les domaines de la paix, de la sécurité, du désarmement, mais aussi pour son action dans les secteurs des droits de l’homme, de la santé, ou encore de l’environnement et du développement durable.

 

C’est ainsi qu’elle accueille plusieurs dizaines d’organisations internationales, parmi lesquelles, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), la Banque Mondiale, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), l’Office des Nations Unies (ONU) et son palais des nations, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) … .

 

Genève, une ville internationale et siège de nombreuses institutions.

 

Des plus complètes, Genève est d’un dynamisme indéniable. Parallèlement à son activité économique et institutionnelle, cette dernière s’impose également avec brio dans le paysage culturel contemporain. Sa scène y est diversifiée et parfois alternative ; la ville accueille de belles initiatives, comme l’Usine, une salle socio-culturelle autogérée qui regroupe pas moins d’une vingtaine d’entités (ateliers, salles de musique, cinéma …), le Grand théâtre du Léman, la grande Arena, le Galpon, l’Ecurie, le MotelCampo -nightlife oblige-, ou la fédération des artistes de Kugler et ses huit associations.

 

Pour perfectionner toute cette offre, il y a matière pour satisfaire les gourmets désireux de se restaurer à l’issue d’une journée culturelle. Ils ne manqueront pas de poissons -du lac, évidemment-, de filets de perches, de longeole, de gratins de cardons, de rissoles et fricassées diverses, sans oublier les tartes aux pruneaux ou les marmites en chocolat.

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Genève est rétro, oui. Contemporaine ? Encore plus. Bohème ? Parfois, si l’on se perd dans Carouge et sa vie de village italien. En véritable fusion entre tous ces éléments, son éclectisme est agréable, et parfois désarçonnant. D’espaces verts flamboyants en édifices religieux ou publics massifs, de bars branchés en musées, symbole de traditions ancestrales de précision avec la haute horlogerie, qui traverse les siècles, la ville suisse est également jeune, cultivée, à la pointe dans de nombreux domaines (CERN …).

Il faudrait bien davantage que quelques lignes pour relater l’ambiance particulière que cette ville, définitivement oxymorique, dégage.

 

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Bonus ! Autres activités et découvertes à faire à Genève :

 

 

 

 

L’horloge fleurie, dans le jardin anglais, et son aiguille des secondes imposante (la plus grande au Monde). Source : lien.

 

 

 

 

 

Je loge à Bois d’Amont pour découvrir Genève !

 

 

– Certains visuels ont pu faire l’objet de retouches.

– Source de la photo d’illustration de l’article : « Photographie aérienne de Genève, la rade, le jet d’eau, le Pont du Mont-Blanc, le 26 avril 2005 », par Stéphane Pecorini, sur Wikimedia Commons.